Mercredi Dix-Neuf Novembre Deux Mille Huit.
" La musique, c'est du bruit qui pense "
Les heures qui passent marquent l'ennui. Tu les brûles et les gaspilles, errant dans le bled d'où tu viens,attendant qu'on te montre la voie.Marre de végéter chez toi à regarder la pluie. Tu es jeune, la vie est longue et voilà qu'il y a du temps à tuer. Un jour, tu t'apercevras que dix ans ont passé. On ne t'a pas dit quand partir, tu as manqué le départ. Et tu cours à perdre haleine pour rattraper le soleil, mais il disparaît, pour réapparaître derrière toi. Le soleil est toujours le même, mais tu as vieilli. Tu t'essouffles, chaque jour te rapproches un peu plus de la mort. Le temps accélère, les jours sont toujours trop courts. Des plans qui n'aboutissent à rien, tout au plus une demi page de gribouillis. Suspendu dans un doux désespoir à l'anglaise. Trop tard, la chanson est finie, je croyais avoir autre chose à dire. De retour au bercail, une fois de plus. Quand je peux j'aime y être. Quand je rentre transi de froid et crevé, il fait bon se réchauffer près du feu. Au loin, par delà les champs, le glas d'une cloche en fer appelle les fidèles à s'agenouiller, pour écouter le doux murmure des envoûtements.